TELEPHERIQUE URBAIN A AJACCIO : LES AUTRES VILLES QUI L'ONT ADOPTE



La signature du protocole d'accord entre l'État et la Ville pour 160 millions d'euros destinés à des projets « structurants » a relancé le débat sur le téléphérique urbain porté par la Capa. Plusieurs villes en France ont déjà opté pour cette solution. Tour d'horizon

Interrogé dans nos colonnes sur l'intérêt du téléphérique ajaccien dont l'investissement est estimé à plus de 34 millions d'euros, Pascal Lelarge a livré une réponse sans équivoque : « Les téléphériques urbains sont une vision d'avenir, un marqueur de modernité ». Le préfet qui a été en poste dans le Finistère, cite l'exemple de Brest : « Quand je suis arrivé là-bas, tout le monde criait à la galéjade, or c'est devenu un objet iconique. »

A Ajaccio, où les réticences restent nombreuses quant à ce projet de transport porté par la Capa, l'exemple de Brest n'était peut-être pas le plus convaincant. Salué comme le premier téléphérique en France situé en cœur de ville, l'ouvrage fait en effet face, depuis son inauguration en 2016, à une série de déconvenues.

Mais au-delà des problèmes techniques rencontrés par le téléphérique de Brest, un peu partout en France métropolitaine et d'Outre-mer, ces types de projets se multiplient. Peu polluant, peu bruyant, avec une faible emprise au sol, le téléphérique a été choisi par plusieurs territoires depuis qu'il a été considéré par le Grenelle de l'Environnement de 2009 comme un mode de transport vertueux. Revue des projets réalisés, en cours et abandonnés, dans des villes d''importance démographique et de situation géographique diverses.


Ajaccio : rappel du projet

Un téléphérique de 3 km de long, porté par 19 pylônes, reliera le parking Saint-Joseph, situé à l'entrée de la ville, au quartier de Mezzavia et à celui du Stiletto où se trouvent le nouvel hôpital, le collège de Baleone et le Palatinu. Les négociations ont débuté en octobre dernier entre la Capa et trois groupements constitués chacun d'entreprises spécialisées et de sociétés insulaires. Les candidats formuleront leurs offres finales dans un second temps. Le choix reviendra à une commission d'attribution des offres. Le projet est évalué à 54 millions d'euros dont une bonne part sera, comme annoncé par le préfet de Corse début mars, financée par le PTIC. Son exploitation qui sera financée en partie par les recettes, est estimée à 20 millions d'euros sur une période de 10 ans. Pour éviter les problèmes rencontrés par le téléphérique de Brest, Éric Salord, directeur général adjoint en charge du pôle Aménagement et transports de la Capa, expliquait dans nos colonnes en octobre dernier que le groupement retenu devra assurer à la fois la réalisation de l'ouvrage, sa maintenance et son exploitation, pour une durée de dix ans. Le téléphérique qui comptera trois stations, sera en mesure de transporter 1 500 personnes par heure. En octobre, les services de la Capa espéraient sa mise en service à l'été 2023.

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